French illustrator/graffiti artist
Pin Up, ukulele, scars and beard addict
« No, blue isn’t my favorite color »

Graphiste de formation, c’est surtout dans l’illustration et la fresque murale que l’artiste s’accomplit. Ses outils sont variés : sprays, acryliques, feutres, pinceaux, petites toiles ou grands murs, ses illustrations sont passées de la rue aux chambres d’hôtel, des friches abandonnées aux festivals, de la France au Cambodge en passant par la Croatie et les Pays-Bas.


Mon univers artistique est un mélange inspiré des cartoons en noir et blanc des années 20 et des Pin Up des années 50. J’aime jouer avec une palette de couleurs restreinte, à la manière des techniques de sérigraphie ou d’anciennes réclames. L’ensemble de mes illustrations, à la fois rétro et moderne, nécessite de prendre le temps d’observer et d’examiner leurs représentations ainsi que leurs détails.

Le bleu de Delft est une thématique omniprésente dans mon travail depuis plus d’un an. C’est une extraordinaire source d’inspiration, de part la richesse de ses ornements et ses représentations diverses. J’aime accentuer ce thème en représentant mes personnages brisés, comme s’ils étaient eux même de la porcelaine ou de la faïence. En effet les cicatrices, les sparadraps, les bleus sont des petits détails dans mon travail. Selon moi nous avons tous des marques, des blessures, visibles ou invisibles, qui ont écrit notre histoire et qui nous ont fait avancer avec.

J’aime rehausser toutes ces nuances de bleu avec des touches d’or. C’est un clin d’oeil au Kintsugi, art japonais consistant à réparer des objets cassés avec de la résine d’or, afin de ne pas dissimuler mais sublimer la cicatrice et l’intégrer pleinement à l’histoire de l’objet. Cela faisait sens avec ma démarche au sujet des blessures et je l’ai également intégré à mes illustrations.

Depuis peu, je m’inspire de l’imagerie des armoiries et blasons du Moyen-Âge, des gravures et vitraux.

Graphic designer by training, the artist is accomplished especially in illustration and mural paintings. Tools are varied: sprays, acrylics, markers, brushes, small canvases or large walls, the illustrations were also on the street and hotel rooms, abandoned wastelands and festivals, from France to Cambodia passing by Croatia and the Netherlands.


Female characters are omnipresent in my universe. Strong, independent, full of scars and scratches, they are influenced by the imagery of the Pin-Ups of the 1950s and the black and white cartoons of the 20s. My work is also inspired by tattoos iconography and old advertisements. I like to play with a restricted palette of colors, like screen printing techniques. All of the illustrations, both retro and modern, require taking the time to observe and examine their depictions and their details.

The using of the blue colors and the flowers is an inspiration from the Blue Delft, dutch traditional porcelain, who is currently my main work. It is an extraordinary source of inspiration, due to the richness of its ornaments and its various representations. I like to accentuate this theme by representing my characters broken, as if they themselves were porcelain or earthenware. Indeed the scars, band-aids, bruises are small details in my work. For me, we all have marks, wounds, visible or invisible, which have written our own history.

Sometimes I integrate the Japanese art of Kintsugi (the art of repairing broken objects with gold) and it works perfectly with blue color and my theme. The goal is not to conceal but to sublimate the scar and fully integrate it into the story of the object. It made sense with my approach to injuries and I also integrated into my illustrations.

Recently, I feel inspired by the imagery of coats of arms from the Middle Age, engravings and stained glass windows.